Bonheur et bien-être

Ralentir vers le bonheur

23 mai 2019

Suis-je la seule à trouver que tout va beaucoup trop vite? Le temps passe; le temps nous manque à tous. Est-ce la société qui nous impose ce rythme, ou est-ce nous qui avons façonné celle-ci avec intransigeance et performance? Peu importe, nous y vivons… et la plupart du temps, je pense que nous y sommes par choix. Il y a quelque chose de valorisant et de grisant à toujours être à la vitesse maximale. Le travail, les activités, les voyages, les relations; tout est maintenant évalué en matière de quantité. Mais ne soyons pas trop sévère envers nous-mêmes, nous sommes dans cette ère et nous faisons tous de notre mieux.

Cela dit, je rêve d’un changement de mœurs. Je souhaite de pouvoir ralentir et que ce soit aussi socialement positif que d’accélérer. Je sais que plusieurs d’entre vous sont en accord avec moi, mais nous demeurons malheureusement tous dans notre tourbillon. Plusieurs personnes attendent d’être rendues complètement au bout du rouleau avant de ralentir. Avons-nous absolument besoin d’être en situation de crise pour décider d’adopter un comportement plus sain? Comme si l’être humain devait avoir mal avant de se faire du bien. Et si on disait STOP?! Je sais que nous n’avons pas tous les mêmes réalités, mais à notre façon, nous devrions trouver le moyen de donner moins d’importance au temps. Ralentir vers une vie plus heureuse, plus humaine.

Le terme slow life revient souvent depuis quelque temps. Une manière de vivre plus lentement, d’embrasser le moment présent et de faire des choix axés sur la santé de notre esprit. Cette contre-culture permet de s’ancrer dans l’espace et le temps, de mettre les mains dans la terre, de recréer du lien humain. On quitte le virtuel pour le réel et on mise davantage sur la qualité que sur la quantité.
Comment arriver à ralentir? Premièrement en acceptant de ne pas tout avoir, et surtout, de ne pas tout avoir immédiatement! L’objectif est de trouver le calme ici et maintenant… de vivre le présent, tout simplement. Il faut aussi prendre conscience de son bonheur. Qu’est-ce qui me rend profondément bien? Et au contraire, quelles sont les situations de stress, de peur, de questionnement? Le slow living, c’est de prendre des choix différents, plus naturels et de dire adieu au superficiel. Prendre le temps de cuisiner un long repas et d’échanger avec sa famille, même si cela signifie de dire NON aux dossiers supplémentaires à faire en overtime ou de ne pas écouter sa série préférée ce soir-là.

Choisir de ralentir n’est pas synonyme de contrainte, bien au contraire! C’est d’échanger la consommation pour l’expérience. C’est de vivre avec de nouvelles priorités et surtout, d’être en harmonie avec un monde plus lent, plus serein sans se culpabiliser d’être ICI et MAINTENANT.

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